ça y est ! Après des mois (des années !) de recherche, nous avons enfin trouvé un lieu où poser nos valises, nos décors, nos bureaux...
Il s'agit d'un lieu à Tourcoing, situé 10 bis rue du Moulin-Tonton. Il accueillait auparavant des studios d'enregistrement.
Nous avons donc le luxe, pour une compagnie de théâtre, de disposer d'un espace de répétitions, d'un espace de bureau, et enfin d'un espace de stockage pour nos décors et notre matériel.
Nous comptons commencer rapidement à travailler, des répétitions ont déjà eu lieu pour la tournée de Clara 69, et fin février jusque mi-mars, le chantier "Minotaure" va y prendre place.
Mais nous allons aussi mettre en place des ateliers et des stages, et ce dès les vacances de Pâques si les inscriptions le permettent.
N'étant pas un établissement pouvant recevoir du public, les personnes qui participeront à toute activité au sein du lieu devront nécessairement être adhérentes à l'association [ta zoa].
Les formations en réflexologie de Karine Delmas (http://kdelmas.jimdo.com/) ont déjà lieu dans cette salle une fois par mois...
PHOTOS
Première réunion avec François Cordonnier (régisseur de la compagnie), Damien Ennebeck (chargé de production), Stella Bommel (trésorière de la compagnie), et Boualem Chelouti (architecte avec qui nous partageons le lieu).
Un cabaret burlesque et grinçant, mis en scène par
Charles Compagnie, Ellénore Lemattre et Johanna Classe.
« J’ai un cancer ! Et puis j’en ai marre des migraines de Perón ! Ça se soigne pas avec une aspirine, un cancer ! Je vais crever, moi ! Et toi tu t’en fous comme d’une cerise ! Vous vous en foutez tous ! Vous n’attendez que le moment où j’aurai claqué pour m’hériter ! »
(Eva Peron, Copi, éd. Christian Bourgois, p.11)
Cette mort-là, une mascarade. L’auteur argentin Copi ose tout quand il s’empare, pour sa première pièce créée en 1970 à Paris, de la fin, tragique jusqu’à la folie, d’Eva Peron, épouse du dictateur Juan Peron en Argentine dans les années 40, première dame mythique, adulée par les uns, détestée par les autres. Avec un humour noir débridé, une exubérance grinçante, Copi compose une farce macabre qui interroge autant sur l’oppression universelle du pouvoir que sur le travestissement du réel. Et suggère un homme dans le rôle titre d’Evita.
Dans la droite ligne de Copi, Ta Zoa enfonce le clou de la satire, du transformisme, de l’acteur à la fois roi et fou. Hommes et femmes inversent les rôles dans un spectacle truculent, un cabaret burlesque, décadent et surréaliste. Délire de décors, costumes et grimages, on entre dans l’extravagance du carnaval, la chaleur des rythmes latins, où s’inscrivent en filigrane le populisme, la démagogie, l’icônisation, l’immoralité d’une histoire, celle des Peron, d’autres aussi, après tout.
Conte cruel, bouffonnerie tragi-comico-politique, c’est tout le jeu des personnages et leurs métamorphoses qui donne couleur et profondeur au spectacle. Derrière le masque, c’est à une autre lecture des enjeux de pouvoir et des dérives de l’Histoire qu’invite cette Eva Peron (personnage de théâtre). Et si l’on parlait d’aujourd’hui ?
mise en scène : Charles Compagnie, Ellénore Lemattre, Johanna Classe / avec : Sophie Boulanger, Carmelo Carpenito, Charles Compagnie, Floriane Potiez, Colin Robardey / chorégraphie : Johanna Classe / costumes et accessoires : Julie Z / vidéo : Bénédicte Alloing - Digital Vandal / création son et lumière, régie : François Cordonnier / maquillages et coiffures : Elisabeth Delesalle / construction : Synhtaxerror, Nicolas Coppin / affiche : Sarah D’Haeyer (Ritagada) /
durée : 1h40.
production : Cie [ta zoa]. coproduction : Culture Commune – Scène Nationale du Bassin Minier du Pas-de-Calais
soutiens : la Cie Hendrick Van Der Zee et la DRAC Nord-Pas-de-Calais dans le cadre du dispositif "Pas à Pas", le Conseil Régional Nord – Pas de Calais.
remerciements : Le Prato, la Maison Folie de Wazemmes, la Makina et la Barraca Zem, Digital Vandal, Taquet Frontal, Ritagada.
CRÉATION À LA FABRIQUE THÉÂTRALE DE CULTURE COMMUNE
24, 25, 26 NOVEMBRE 2010
Soirée Argentine à la Fabrique le 26 novembre 2010
19h : court-métrage sur les entreprises autogérées en Argentine, rencontre avec Dario Vergara 20h30 : Eva Peron, de Copi, cie [ta zoa] 22h : Bal Tango, avec le groupe de tango Taquetepa
soirée réalisée en partenariat avec l'association Colores Latino-Americanos, dans le cadre des "Journées Colores".
Culture Commune Scène Nationale du Bassin Minier du Pas-de-Calais Fabrique Théâtrale - Base 11/19 Rue de Bourgogne 62750 Loos-en-Gohelle Billetterie : +33(0)3 21 142 555 contact@culturecommune.fr Manifestation organisée dans le cadre des célébrations du Bicentenaire des indépendances d’Amérique latine-Caraïbes en 2010
/////////////////////////////////////////////////////////////////// BANDE-ANNONCE DU SPECTACLE
Montage de Bénédicte Alloing - Digital Vandal Captation effectuée par Pierre-Emmanuel Fillet et Jérémie Bernaert le 26 novembre 2010 à la Fabrique de Culture Commune, Loos-en-Gohelle.
..................................................................................... créé au Zem Théâtre à Lille en décembre 2007
..................................................................................... DISTRIBUTION
mise en scène : Charles Compagnie assisté de Sarah Duthille
avec : Sophie Boulanger Carmelo Carpenito Henri Lavie Floriane Potiez et la participation de Léna Dhalluin.
conception vidéo : Bénédicte Alloing chorégraphie : D’Ici-Danse création son et lumière, régie : François Cordonnier costumes : Julie Z construction : Nico Coppin affiche : Chral, calligraphie de Alézia
..................................................................................... LE SPECTACLE
Le roman 'SANS SANG' d’Alessandro Baricco, dans un univers tragique, latin, violent, ravivant la guerre d’Espagne ou les juntes militaires d'Amérique Latine, plante des personnages tiraillés entre la vengeance et le pardon.
Nina, une petite fille de huit ans, va vivre l’assaut lancé contre sa maison et la mise à mort de son frère et de son père, cachée sous une trappe. Tito, L’un des assaillants, l’ayant découverte dans sa cachette, la laisse en vie.
Près de cinquante ans plus tard, Nina parvient à retrouver un Tito vieillissant. Les deux survivants devront confronter leurs histoires et ce qu’ils croient en connaître pour pouvoir pardonner.
Charles Compagnie, pour sa première mise en scène, convoque quatre comédiens, une vidéaste et une chorégraphe, pour une adaptation mêlant la lecture, la vidéo et le jeu.
ALESSANDRO BARICCO : Ecrivain et musicologue italien, né en 1958 à Turin, auteur de Soie, Château de la colère (prix Médicis 1995), Next, City, Océan mer, et pour le théâtre de Homère, Illiade et Novecento pianiste . Collabore au quotidien La Repubblica, et enseigne à la Scuola Holden, école sur les techniques de narration, qu’il a fondé en 1994 avec des amis. Son dernier livre édité : 'Cette histoire-là', aux éditions Gallimard-NRF.
EXTRAIT : « Nina entendit un silence qui faisait peur. Alors elle joignit les mains et les glissa entre ses jambes. Elle se plia encore plus en rapprochant ses genoux de sa tête. Elle se dit que maintenant tout serait fini. Son père allait venir la chercher et ils allaient dîner. Elle se dit que cette histoire, ils n’en parleraient plus, et que bientôt ils l’auraient oubliée : elle se dit ça parce que c’était une petite fille, et qu’elle ne pouvait pas encore savoir. » (extrait de SANS SANG, de Alessandro Baricco, traduction de Françoise Brun, éditée au Seuil)
..................................................................................... REVUE DE PRESSE
..................................................................................... L'œuvre SANS SANG est représentée pour le théâtre dans les pays de langue française par l'agence DRAMA-SUZANNE SARQUIER (24, rue Feydeau 75002 PARIS -fax:01.45.08.42.07 -email:dramaparis@dramaparis.com) en accord avec Paola d'Arborio à Rome. .....................................................................................
[TA ZOA] (les vivants).
[ta zoa] signifie, en grec ancien, "les animaux", et plus largement "ce qui est vivant".
LA COMPAGNIE S'EST CRÉÉE en 2007 sous l’impulsion de Charles Compagnie, comédien et metteur en scène. Elle est dans la continuité de l’association Les Bêtes à Mots Dire, cadre légal du collectif des mandragores, qui a sévi de 1998 à 2002.
Le champ d’investigation et d’action est la société contemporaine, dans ses clivages politiques, sociaux et humains.Elle a abordé notamment la question des identités de genres (Minotaure, Eva Peron), de l'enfermement (Clara 69), des désordres psychiques (Clara 69), des minorités racisés(Black Label), de la révolte adolescente (Alchimie), des angoisses infantiles (Streumon).
Elle cherche à sensibiliser les publics à ces problématiques, et à ouvrir les perceptions à de nouveaux territoires de guérison et de compréhension.
Elle aborde à la fois le texte, le jeu d’acteur, la chorégraphie, la vidéo, la musique, les arts plastiques pour réaliser des spectacles pluridisciplinaires, dans une notion d’engagement et de conscientisation.